Qui veut faire taire Yves Bastié, le seul maire à tenter de sauver les platanes du Canal du Midi ?

Publié le par systeme-d-pour-fauches

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Même en hiver ces arbres ont une âme !

 

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Un petit pont à Colombiers se partage le paysage avec les platanes au premier plan !

 

Un canal classé au patrimoine mondial de l'humanité par L'UNESCO qui verra son statut revalorisé si les platanes qui le bordent sont abattus ! Un tourisme qui risque de fuir le canal par manque de fraicheur et d'environnement bucolique. Une économie régionale en perdition…

 

 

La douceur de vivre au fil de l'eau

 

Le Canal du Midi doit sa notoriété à son arche ombragé. La fraicheur apportée par le feuillage dense des platanes, la douce quiétude d'une glisse sur les flots, agrémentée des chants des divers oiseaux, attire toujours plus d'amoureux des plaisirs simples et naturels !

 

C'est l'un des rares lieux encore préservés en France. Si l'on ne regarde pas trop près autour des bateaux dans les ports de plaisance, dans lesquels les canards tentent de se frayer un passage à travers divers détritus accidentellement passés par-dessus bord…ou pas !

 

Ce n'est pas pour rien que le site est inscrit au patrimoine mondial de l'Humanité par l'UNESCO depuis 1996.

Le canal n'est pas seulement un havre de paix sur lequel on peut naviguer, c'est aussi une suites de merveilles créées par l'homme entre 1666 et 1681 sous l'œil de son créateur Pierre-Paul Riquet, c'est aussi une merveille architecturale pour se jouer des dénivellations. Au niveau du canal lui-même, on est émerveillé par ce que la main de l'homme a pu fabriquer de plus beau en harmonie avec l'eau et la nature qu'elle traverse. Mais les alentours valent tellement le détour que tout le trajet est parsemé de ports de plaisance depuis lesquels on peut facilement rejoindre en vélo ou à pied un site somptueux.

 

Le platane du canal du Midi

 

Il est l'âme même du canal !

Certains ont plus de 200 ans. Ils forment une arche protectrice, l'abri du soleil, les odeurs et la beauté de la flore et la faune venant chercher protection à l'ombre de ses branches sont nombreuses !

Le charme de cette avenue fluviale est étroitement lié à la double allée de platanes.

 

L'abattage

 

Les poissons, les oiseaux, les insectes, disparaitront avec l'abattage des platanes !

Les touristes fuiront le canal sur lequel le soleil tapera trop fort et aux vestiges en souches de ces grands arbres bienfaiteurs et majestueaux !

Le fait que le tourisme s'amenuise apporterait la mort de certains commerces touristiques, ceux qui ont directement rapport avec le canal…ports, restaurants, locations de bateaux...gîtes..ensuite désertification de certains villages dont les revenus sont liés au tourisme fluvial, avec la fermeture d'écoles à court terme ainsi que de commerces de proximité !

 

Tout ça pour quoi ?

 

Pour un champignon parasite apporté par les GI en Provence.  Ce champignon microscopique du vilain nom de chancre coloré (Ceratocystisplatani) était caché dans le bois des caisses des militaires américains pendant le débarquement en 1945. Depuis il a fait de beaux dégâts. Le temps que l'on s'en rende compte en 2006 de l'infestation des platanes par le parasite et l'ampleur des dégâts !

Après quelques études, on en vient à penser que le parasite sera présent en terre dans l'environnement de l'arbre contaminé encore 10 ans.

Ce qui signifie qu'après abattage nous ne sabvons pas quand replanter les arbres, et quels arbres qui apporteraient la même douceur de vivre…dans combien de temps ?

On sait pertinemment que quelque endroit vivant par le tourisme, qui change de physionomie et de qualité de vie est laissé à l'abandon !

 

 

Un homme se bat, aidez-le !

 

Un maire, Yves Bastié, celui de Sallèles-d'Aude, voudrait tenter de sauver ses platanes !

Il n'est pas fou, il sait très bien que certains arbres doivent être abattus car on ne peut plus rien pour eux, mais un traitement expérimental pourrait sauver les platanes restant au moins sur la commune au bord de l'eau.

 

Cette idée ne date pas d'hier, il y a 4 ans que l'on en entend parler, mais en sourdine !

Pourquoi le VNF (Voies navigables de France) et le CETEV (Le centre d'expertise en techniques environnementales et végétales) ne se mettent pas d'accord pour des essais, des tests !

4 ans que l'on en parle, pas de test effectué car, les autorités compétentes n'ont pas donné leur accord !

Qu'attendre d'une autorisation ministérielle sous ce gouvernement ?

Sachant que les tests effectués sur une commune comme celle d'Yves Bastié couteraient bigrement moins cher à long terme pour la commune, le ministère devrait foncer tête baissée !

Pourquoi ne pas attendre 2 ans de plus pour évaluer s'il y a effectivement recrudescence de ces satanés champignons autant dans l'arbre que dans le sol.

 

Effectivement si l'on compte le nombre de personnes pour effectuer les tests, les soins, les études, si au bout du compte on peut préserver les platanes et le reste de la faune ettla flore ainsi que le tourisme, ce serait une belle victoire, en fin compte à moindre coût ! Les touristes peuvent continuer leurs voyages en toute quiétude pendant les tests.

Car si l'on doit employer des hommes pour couper les platanes, nous sommes confrontés à la pollution auditive, olfactive, visuelle et le touriste, le plaisancier ira voir ailleurs pendant bien des années !

Les engins utilisés sont bruyants, imposants, malodorants, la sciure est allergène, ce qu'ils laissent ensuite derrière eux est un désert de souches, quand ce n'est pas de branches, de troncs qui jonchent le sol. Combien de temps ce paysage sera celui de ce canal dénudé, silencieux, mort ?

 

Est-ce que vous vous rendez compte qu'il y a un appel aux dons national aux particuliers pour subvenir au replantage d'essences tout au long du canal ? Ca signifie que si les personnes délégués au replantage ne trouvent pas suffisamment d'argent, il ne se fera pas !

Alors qu'à moindre coût, ou coût égal à l'abattage, si l'expérience de sauvetage des platanes par le CETEV ou autre centre de recherche aboutit, on aura fait une économie énorme, car pas besoin de replantage, et les communes ne perdront pas leurs touristes et plaisanciers !

 

Yves Bastié devait passer sur France 2 pour faire réagir les autres maires de France sur le fait qu'il y avait peut-être une solution que l'abattage des platanes ! Son interview a été coupée au montage et donc non diffusée !

Il n'y aurait pas de test concluant !

En 4 ans, des tests ont certainement été effectués mais en cachette n'ayant pas reçu l'autorisation ministérielle et européenne pour effectuer des tests au grand jour !

Ca gêne qui que l'on tente de sauver nos platanes ?

 

Vous pouvez contacter la mairie de Sallèles-d'Aude sur ce lien pour l'informer de votre soutien, peut-être que grâce à vos lettres, mails, une pétition sera mise en place et nous pourrons ensemble sauver un joyau de la France !

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