reperméabilisation ou réanostomose tubaire

Publié le par systeme-d-pour-fauches

Bien des raisons poussent certaines femmes à se faire ligaturer les trompes un jour. Il peut arriver que certaines d'entre elles changent d'avis et veuillent d'autres enfants. La reperméabilisation tubaire appelée aussi réanostomose tubaire peut être suggérée ainsi que la FIV (fécondation in vitro). Que choisir ? Mais surtout, ai-je droit et comment se passe une reperméabilisation tubaire. Quels en sont les avantages et les inconvénients ?

 

 

Un moyen de contraception radical

 

Des femmes ont eu recours pour une raison ou une autre à une ligature des trompes, pose de clips ou anneaux de Yoon.

Si l'opération est bien effectuée, cette contraception est alors efficace à 100%.

D'un côté l'ovule est arrêté et se désagrègera dans la trompe, de l'autre côté les spermatozoïdes ne pourront pas entrer dans la trompe.

 

Avant la ligature des trompes, il y a un rendez-vous avec un gynécologue, et 3 rendez-vous avec un psychologue 1 mois d'intervalle.

C'est une opération qu'il ne faut pas prendre à la légère, car elle est pratiquée dans le but d'être définitive. Même si elle n'est pas complètement irréversible.

 

On pratique la ligature par laparoscopie, ou cœlioscopie, puisque l'on passe les instruments chirurgicaux et la caméra à travers la paroi abdominale.

2 ou 3 entailles sont pratiquées une sous le nombril et deux autres sur les côtés du ventre, un peu plus bas.

Plusieurs techniques peuvent être envisagées dans lesquelles les trompes sont récupérables ou non, mais la plupart des chirurgiens font en sorte que ce ne soit pas irréversible ! Il y a donc bien souvent une pose de clips.

 

 

 

J'ai changé d'avis, je veux que l'on me réopère !

 

Bien souvent, femme varie! Mais la vie n'est pas toujours comme on l'avait imaginée, et quelques fois, un changement de vie familiale, ou une envie de bébé Peut pousser à vouloir se faire réopérer dans le but de pouvoir procréer de nouveau !

Quelques fois, la ligature s'est imposée à nous à la suite ou pendant un traumatisme, et on regrette bien vite ce geste qui nous enlève une partie de notre féminité.

 

Les gynécologues capables d'effectuer cette microchirurgie sont peu nombreux, mais il y en a au moins un par région.

 

La reperméabilisation tubaire ou tubotubaire, pourrait se pratiquer par laparoscopie, ou cœlioscopie, quand la technique utilisée auparavant pour la stérilisation n'était pas définitive bien entendu ! Mais je ne connais pas cette technique, ayant pour ma part dû subir une laparotomie, et c'est de cette opération dont je vais vous parler.

 

Pour effectuer une laparotomie, la patiente est endormie par anesthésie générale, l'opération dur un bon moment.

Nous sommes installées sur une table pivotante qui nous mettra la tête en bas, pour le confort du chirurgien. Nous garderons de cette position de grosses douleurs au niveau du thorax et des épaules pendant plusieurs jours !

 

Le chirurgien entaille 15 à 20 cm de chair au dessus du pubis, j'ai eu droit à voir le trait avant de m'endormir.

Et là commence le travail minutieux de microchirurgie.

En premier lieu le chirurgien coupe les partie mortes emprisonnes par le clip, ce qui réduit d'autant la longueur de la trompe à recoudre. Le point doit être très régulier et précis, car de cette précision dépendra l'importance de la sténose engendrée par la cicatrice.

 

On n'y pense pas, mais les trompes ne se recollent pas comme ça aussi facilement, il faut les coudre et une cicatrice se forme, de plus la trompe est plus courte donc elle est plus fine quand elle s'étend jusqu'à l'ovaire. L'endroit de la cicatrice est encore plus réduit.

 

C'est pour cela que le gynécologue devait connaitre avant l'opération le compte rendu complet de la ligature. C'est d'ailleurs d'après ce compte rendu qu'il a accepté ou non d'effectuer l'opération.

 

Quand les coutures sont terminées, il referme le bas ventre avec des agrafes en formant une grosse boursouflure pour minimiser la cicatrice finale qui deviendra quasi invisible au bout de deux ans ! Il est conseillé dans ce cas de ne pas faire d'essai bébé pendant les six premiers mois.

Quand la reperméabilisation tubaire se fait par cœlioscopie, les essais peuvent commencer de suite !

 

 

Pourquoi ça ne marche pas ?

 

Quand il n'y a pas de grossesse au bout d'un an, on peut avoir recours à l'hystérosalpingographie pour étudier la perméabilité des trompes.

Pour cela, avec une ordonnance du gynécologue on va chez le radiologue le jour du rendez-vous, entre le 8ème et le 11ème jour du cycle, avec sont petit flacon de liquide de contraste, une serviette hygiénique et un Spasfon, à savoir qu'on en a déjà pris un avant de venir.

 

Le liquide de contraste, on va nous l'insérer par le col de l'utérus en l'ouvrant légèrement grâce au spéculum et un instrument qui contient le contraste et passe une tige dans le col.

La serviette hygiénique sert à récolter le contraste et éventuellement les pertes de sang causées par la manipulation.

Le Spasfon évite les douleurs par les contractions de l'utérus qui cherche à se débarrasser du liquide.

 

Certaines femmes souffrent pendant l'examen, d'autres sont juste gênées de leur nudité, ou trouvent l'examen désagréable.

 

On peut suivre sur l'écran de radiologie l'avancée du liquide.

On voit donc si les trompes sont HS ou si elles fonctionnent!

 

Mon radiologue m'avait annoncé que je n'aurais plus d'enfant naturellement car ma trompe droite était HS et la gauche, le liquide ne passait que sous pression.

Mon gynécologue qui m'avait opérée, quant à lui m'a dit que si le liquide passe même sous pression, alors l'ovule passe, car le passage de l'ovule se fait en force !

Il a bien regardé les radios et était fier de son travail.

 

Il m'a expliqué une chose que j'ignorais totalement, et je vous en parle car ça a son importance.

Dans la trompe, il y a des cils vibratiles qui aident les spermatozoïdes à remonter dans la trompe, ils poussent l'élément introduit dans la trompe dans le sens de courant donné par la poussée, le spermatozoïde est poussé depuis le bas, il remonte (bien qu'il n'y ait aucune notion de pesanteur dans le corps, ce n'est qu'une image) Quand l'ovule sort, il est poussé dans le sens contraire, puisqu'il est entré en force de l'autre côté, les cils vibratiles le poussent donc vers l'utérus !

Sans cils vibratiles, les spermatozoïdes resteraient en bas, et l'ovule tomberait dans le sac de Douglass ou il resterait bêtement au milieu de la trompe!

Mais ces cils peuvent tomber. Toute chose qui ne sert pas dans le corps s'élimine, meurt. Les cils qui tombent, ne repoussent pas. Plus on attend pour se faire opérer en vue de redevenir fertile, moins on aura de chance d'être enceinte naturellement, entre autre à cause de ces cils vibratiles qui risque de tomber ! C'est le principe même des cils de l'oreille et leur vieillissement.

 

Si au bout de deux ans on n'est toujours pas enceinte, on peut avoir droit à La FIV. On aura plus de chance d'avoir le feu vert de la sécu puisqu'on a été opérée, et que l'on a déjà effectué un examen exigé pour la FIV, l'hystérosalpingographie.

 

 

Opération ou FIV ?

 

On a le choix au moment du rendez-vous chez le gynécologue. On peut demander à passer directement par la FIV sans être opéré.

Mais ça nous oblige à passer à chaque fois par la sécu, les gynécos, les permissions…et tout ce que ça engendre comme déplacements, sans compter sur le travail de monsieur, le spermogramme, le recueil de sperme le jour J avec son angoisse de ne pas y arriver ce jour-là !

Avec l'opération, on reste libre, tous les mois, tous les cycles sont une nouvelle chance, un nouvel espoir. Et on peut recommencer sans aller demander la permission, même si on a passé l'âge, selon la sécu.

 

 

Mon expérience

 

J'ai été stérilisée, déstérilisée, je suis passée par la FIV au bout de 4 ans sans grossesse.

La FIV a fonctionné du premier coup, j(avais encore des embryons au congel, je les ai réclamés, j'ai fait un TEC (transfert d'embryons congelés), ca n'a pas marché. J'ai refais 2 FIV par la suite qui n'ont pas fonctionnées non plus. Mais entre temps, j'ai eu un test de grossesse positif le jour de mes 40 ans.

Il a fallu un an avant que je sois de nouveau enceinte pour de bon sur un cycle commencé le même jour le 8 mai. Ce cycle en suivait un autre où j'ai fait une FC (fausse couche) à 3 semaines de grossesse, justement ce 8 mai. Puis sans retour de couche, j'ai fait un test positif 3 semaines plus tard, et mon fils est né le 15 février, j'avais 41 ans et 8 mois.

En Novembre de la même année, j'ai de nouveau fait une FC et pareil, sans retour de couche, j'ai été enceinte de mon fils que j'ai mis au monde à 43 ans et 3 mois.

 

 

 

 

 

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