IEF: STOP à la peur des contrôles ! Pourquoi pas des observateurs plutôt que des contrôleurs ?

Publié le par systeme-d-pour-fauches

IEF: STOP à la peur des contrôles ! Pourquoi pas des observateurs plutôt que des contrôleurs ?

 

Quand on voit le résultat des élèves français, comment peut-on obliger nos enfants instruits en famille à suivre ce modèle ? Le système français de l'école de la République ne fonctionne pas. Au lieu de fliquer les enfants en IEF, école à la maison, en écoles hors contrat et leurs parents, pourquoi ne pas plutôt, les observer ?

 

Déjà, il y a le rythme de l'enfant qui est préservé, qu'il soit enfant unique ou issu de famille nombreuse. Il peut se lever plus tard, commencer à "travailler" quand il le désire, étudier des maths ou du français, de l'histoire ou des sciences selon son envie. Il a l'esprit ouvert sur un domaine ce jour-là, et respecter cette ouverture, c'est lui donner une bonne nourriture intellectuelle qui aura un réel effet bénéfique sur sa culture générale ! Cette petite dose de savoir trouvera une place dans une circonvolution du cerveau et y restera.

 

Il est difficile de demander à un enfant d'avaler quelque chose s'il n'en aime ni le goût, ni la couleur ou encore qu'il n'ait pas faim à ce moment. Il faudra lui présenter cette denrée autrement car il doit apprendre à manger de tout.

Le jeu est l'une des meilleures solutions pour apprendre. L'enfant ne se rend même pas compte qu'il emmagasine des données en jouant avec ses frères et sœurs, des copains, avec ses parents ou encore sur les jeux vidéo.

 

Pourquoi tant de stress ?

 

Le stress devrait être inconnu de l'enfant. Les adultes tentent par tous les moyens d'y tourner le dos, pourquoi l'imposer à leur progéniture ?

 

Le stress, c'est les autres !

C'est bien souvent vrai, il est nourri de moqueries, de harcèlement, de bousculades, de bruits, de compétitivité, d'élitisme. Il est entretenu par les jugements, les punitions, ou l'indifférence.

L'enfant peut alors perdre confiance en lui, en les autres, son travail peut s'en ressentir. Il peut déclencher des maladies psychosomatiques ou neurologiques. Le pire, c'est que 'est lui qui devra aller consulter quel que soit le médecin. Un traitement va lui être prescrit plus ou moins fort, plus ou moins invasif !

Les mots de ventre sont légion chez nos petites têtes blondes, ce ne sont pas des bobos, mais véritables grandes douleurs qui les handicapent. Le taux de dépressions n'a jamais été aussi élevé que depuis ces dernières années. Des maux de têtes, de dents, musculaires, articulaires font leur apparition, invisibles, sournois ou carrément visibles: boutons, abcès…qui apporteront leur lot de quolibets.

 

On décide alors après réflexion de continuer l'instruction à la maison pour le plus grand bonheur de l'enfant. Il se reconstruit, il revit, il sourit de nouveau, il apprend et enfin, il accepte de revoir des copains, s'en faire de nouveau, il parle avec des enfants de tous les âges, des adultes…Il lui faut du temps pour chacune de ces étapes, mais l'enfant les passe obligatoirement et volontairement.

Là, j'ai décrit, l'enfant qui se sentait mal à l'école, pas celui qui n'a jamais été scolarisé. Les prochaines lignes les concernent tous.

 

C'est sans compter sur les contrôles.

L'enfant devant atteindre le socle commun à 16 ans, il est depuis le mois d'octobre 2016 obligé de l'atteindre à chaque cycle de 3 années. L'enfant doit apprendre à lire à 6 ans, suivre une ligne en pointillé à 4 ans, avoir lu tel livre à tel âge,

 

En IEF, école à la maison, il y a autant de programme qu'il y a d'enfants, chacun dispose d'une instruction personnalisée, mais le contrôle doit se baser sur des "examens" types de l'âge de l'enfant. Si l'enfant ne peut pas répondre, c'est au bon vouloir de l'inspecteur, du contrôleur, ou il est bienveillant et il discute avec l'enfant pour savoir s'il sait tenir une conversation, si a les capacités d'analyses, s'il sait se situer dans le temps…et s'il évolue d'une année sur l'autre. Il faut bien se l'avouer, si ce genre de contrôle a l'air idéal, il est beaucoup trop rare. Généralement, on fait remarquer au parent instructeur que l'enfant a des lacunes, qu'il n'est pas au niveau, même s'il sait déjà cuisiner, qu'il connait les noms des oiseaux, des arbres, des plantes, qu'il lit un livre tous les 3 jours…

 

Alors, quand le jour du contrôle arrive, le stress grandit. L'enfant a peur d'être nul ! Il a peur de ces exercices qui ne voudront rien dire, les formulations sont souvent à traduire !

 

Qu'est-ce qu'un champ lexical ? Comment est un verbe qui n'est pas conjugué ? 4 x 7 ? Les questions fusent, les yeux se troublent sur les lettres et la vue se brouille, plus moyen de comprendre quoi que ce soit.

Disons que la première année, l'enfant va à ce contrôle tout fringant ! Il est content de montrer ce qu'il a appris, mais si cela ne se passe pas comme prévu, comme il l'avait imaginé, la fois d'après il a peur.

 

C'est pourquoi je demanderais si nos enfants en IEF ne devraient pas plutôt être observés au lieu d'être contrôlés. Ca pourrait être bénéfique pour mieux comprendre comment l'enfant peut savoir lire, compter, aimer lire, comprendre l'univers, la faune, la flore et être épanoui en même temps.

 

Ci-dessous, les résultats OCDE, PISA.

https://www.oecd.org/pisa/pisa-2015-results-in-focus-FR.pdf

 

 

Vous pouvez prendre connaissance des exercices proposés aux étudiants de 15 ans à partir de la page 50 du lien ci-dessous. Exercices et réflexions !

http://www.oecd.org/pisa/pisaproducts/Cadre%20d'%C3%A9valuation%20PISA%202012%20e-book_FR.pdf

 

Si je ne me trompe pas, ces tests sont proposés aux élèves les plus doués dans chaque pays ! pourquoi, ne pas les imposer alors pour tous les jeunes de 15 ans scolarisés !

On demande bien à nos enfants de répondre à des problèmes, des questions qu'ils ne sont pas obligés légalement d'apprendre à résoudre à la manière de l'EN !

 

 

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