Quand le gouvernement s'acharne à vouloir normaliser nos enfants

Publié le par systeme-d-pour-fauches

Quand le gouvernement s'acharne à vouloir normaliser nos enfants

 

Si certains enfants s'épanouissent à l'école, ce n'est pas le cas des autres. Combien d'entre eux sont en souffrance ? Qui s'en inquiète ? Pour quelques enfants, les parents ont trouvé la solution de les déscolariser. Ils sont instruits en famille et ils reprennent goût à la vie, aux apprentissages scolaires, leur niveau remonte. D'autres encore, ne sont jamais allés sur les bancs de l'école et ils savent compter, lire, ils peuvent même passer les examens de fin de cycle comme les autres mais en candidat libre. Mais voilà, le gouvernement voit en eux, des futurs radicalisés, des terroristes en puissance et compte les envoyer à l'école de gré ou de force.

 

La loi fait foi

Je vous en ai déjà parlé dans un autre billet dont voici le lien:

http://systeme-d-pour-fauches.over-blog.com/2016/05/projet-de-loi-visant-a-interdire-l-instruction-en-famille-petition.html

 

Pourquoi ?

Là, c'est à n'y rien comprendre, le gouvernement nous accuse, nous, de ses propres maux, ses propres échecs, ses propres radicalisations ?

Qu'il nous prouve que tous ces jeunes partis en Syrie faire le djihad ont été instruits en famille.

Qu'il nous prouve que tous ces suicides à la bombe, ces kamikazes au nom d'un dieu n'ont pas fait l'intégralité de leur scolarité dans les établissements de la république.

Avant, c'était la socialisation qui était mise en cause, mais comme "nos contrôleurs" ont pu constater que nos enfants n'étaient pas isolés, au contraire, ils voient du monde et pas seulement des enfants de leur âge, du même niveau d'instruction, le gouvernement a changé son fusil d'épaule.

Quelle aubaine, cette vague d'attentats ! Après la réforme de l'école puis celle des collèges, on profite d'être sous la pissée pour faire passer un gros morceau: l'intégrisme… politique, l'intégration des établissements et leurs endoctrinement dans le non-savoir sous couvert de radicalisation à l'Islam.

Flûte, il n'y a pas que des musulmans en IEF (Instruction en famille) et combien sont radicalisés parmi ceux qui instruisent eux-mêmes leurs enfants ?

On interdit les écoles privées musulmanes, mais on accepte les écoles catholiques et même, on construit des mosquées !

On interdit le voile, mais on accepte la croix autour du cou.

 

Re-pourquoi ?

Pourquoi ne pas laisser le temps au temps ?

Ah oui, bien sûr, suis-je bête !

J'allais vous dire de laisser du temps pour constater les faits. Combien des enfants instruits en famille trouvent du boulot, combien ont une bonne situation ?

Ils les ont les chiffres, et c'est bien là que le bât blesse, ces enfants sortent du lot, ils font le métier qu'ils veulent…ou les métiers qu'ils veulent, car la plupart sont polyvalents et peuvent s'intégrer au marché de l'emploi. Ca les embête bien de constater leur échec, il nous interdise donc d'être meilleur qu'eux pour instruire nos enfants !

Nous ne sommes pas vraiment meilleurs qu'eux, nous avons juste moins d'élèves, et on ne les considère pas comme des élèves mais comme nos enfants auxquels il faut apprendre les bases de la société. Il faut leur apprendre à vivre pour eux mais avec les autres. C'est-à-dire comprendre ce dont ils ont besoin sans se préoccuper d'avoir plus que le voisin.

Les enfants instruits en famille vivent souvent plus chichement car ils ne demandent pas plus qu'il leur est nécessaire pour le niveau de vie qu'ils ont choisi. Ils ne sont pas endettés, ils ont un véhicule solide qui dure, et pas une voiture de sport ou de luxe à crédit. Ils sont souvent autonomes, autosuffisants…

Encore un problème pour le gouvernement, cet enfant ne sera heureux et ne sera pas un consommateur intéressant (dans tous les sens du terme).

Si nos enfants sont radicalement différents que la plupart des zombies scolarisés, ça dérange.

Oui, je parle bien de zombies, vous avez vu leur regard quand ils rentrent chez eux, et pendant ou après les devoirs ?

Ah les devoirs, ce passe-temps qui empêche les enfants de jouer, de vivre leur vie d'enfant. Ah les devoirs, souvent à l'origine des divorces. Vous ne me croyez pas ? la plupart du temps, les divorces ou les séparations arrivent à cause des divergences sur l'éducation des enfants. Les agacements, énervements dus aux devoirs sont en première ligne.

Mais vous, croyez-vous vraiment que nos enfants  instruits en famille sont des terroristes en puissance ?

Combien y a-t-il d'enfants en IEF ?

Combien y a-t-il de jeunes radicalisés prêts à passer à l'acte en France ?

 

Et si ce n'était qu'un prétexte ?

Faire croire que les familles instruisant leurs enfants en famille étaient ou seront hors-la-loi ?

Faire croire que les enfants élevés ainsi ne seront jamais épanouis dans la vie future, ils n'auront pas de boulot !

Monter les parents qui envoient leurs enfants dans les établissements de la république contre ceux qui instruisent leurs enfants en IEF !

Encore une fois, je vous le rappelle, quand j'ai revue une maman d'élève après avoir desco mes enfants, elle m'a dit: "Franchement, je ne te voyais pas comme ça !"

C'est-à-dire ?

Quand mes enfants étaient scolarisés, je faisais partie des parents délégués, pour 3 classes, 2 en primaire et 1 en collège. J'en ai entendu des vertes et des pas mures !

Je me suis battue pour le maintien des classes qui devaient fermer…mais si beaucoup de parents gueulaient devant les grilles, au moment de faire grève et tenter de maintenir la classe ouverte, j'étais seule…enfin, pas tout à fait, un jeune est venu me filer un coup de main pour accrocher les banderoles et me tenir compagnie malgré le froid. Il n'avait ni enfant, ni frère à l'école, juste un lien d'amitié avec une de mes filles ainées ! Merci encore Rodolphe, tu sais que tu es un peu mon fils…

25 000 enfants sont desco ou non sco en France mais la plupart d'entre eux suivent les cours par correspondance…corres-dépendance !

Une poignée d'entre eux sont contraints de suivre les cours que leurs parents leur donnent, comme les miens, mais avec une attention particulière pour chacun.

Il y en a encore d'autres qui s'éclatent en unschooling, quelle liberté d'esprit, d'apprentissages en tous genres au véritable rythme de l'enfant !

Rien à voir avec les années 1780 où les enfants étaient totalement incultes, là, les parents attendent les questions pour y répondre…et elles finissent pas fuser. Il faut ensuite y répondre et aller ou sur le terrain, ou sur internet, ou dans une bibliothèque. C'est la meilleure façon d'aller dans le sens de l'enfant, de parfaire son identité et d'accéder à son métier d'avenir ! Il est curieux de ce qu'il a besoin pour lui…les échanges avec les autres deviennent riches !

Les contrôles, les menaces émanant des courriers administratifs de l'EN ou l'IA ou encore du rectorat font peur et on ne peut tous avoir la sagesse d'écouter son cœur et son instinct de parent pour élever et instruire notre enfant !

Rappelez-vous…comment deviez-vous coucher votre bébé à la naissance ? Comme vous le vouliez ? Non ! Comme ils le disaient !

Au second enfant, vous aviez bien appris votre leçon mais…"surtout pas, madame, vous voulez tuer votre enfant ?" Il fallait le coucher autrement !

Pour le laver, pour l'habiller, la chaleur (d'un pays à l'autre c'est presque choquant) pour dormir, l'allaiter, jusqu'à quel âge ? Ouh lala, à 3 mois il faut le sevrer, votre boulot vous attend…pas plus de 6 mois…à 3 ans…c'est "interdit" !

J'ai envie de crier…"Laissez-nous vivre" !

Contrôlez nos enfants toutes les fins de cycles, faites ensuite un topo et si vraiment nos enfants n'ont pas atteint le socle commun à l'âge de 16 ans, alors, OK, prenez position !

Mais dans le même temps, faites passer les mêmes contrôles et dans les mêmes conditions aux enfants scolarisés, sinon la comparaison serait nulle et non avenue !

A savoir que la ministre de l'éducation etc etc...n'assiste jamais aux débats.

Pourquoi en aurait-elle besoin, il n'y a aucune discussion possible

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